Contexte et Environnement
Date et Heure de l’incident: 22 juin 2026 à 15 h 30
Dommages corporels : non
Dommages matériels : non
Le pilote a dû faire une déclaration auprès de la FFVL : non
Niveau du pilote :
Brevet de pilote 2025. Pratique depuis 2021. 192 vols.
2025 36 vols pour 28h 2026 8 vols pour 10h
Type de matériel :
Voile EN B Air Design Vivo 2 , sellette Gin Verso
Volume de pratique dans les 30 jours précédents l’incident (heures de vol et de
gonflage)? Avec le même matériel?
Même matériel, un vol local Arbas 50 minutes. Pas de gonflage
Type de vol :
solo local
Phase du vol : Décollage
Lieu : Décollage Planot Arbas
Déclarant (qui rédige ce retex: pilote, passager, témoin …) ? Pilote
Nombre et type de personnes concernées : Pilote seul
Environnement (ex : obstacles, densité de voiles, nature du sol, etc.) :
Un pilote prêt à décoller juste derrière ; aucune autre voile au sol ou en l'air à proximité
immédiate.
Météo et aérologie (ex : vent fort, conditions thermiques, orientation du vent, etc.) :
Milieu d’après-midi, conditions thermiques cycliques habituelles sur la zone de décollage.
Le pilote avait-il conscience d'être dans une situation à risque ?
Non
Le pilote était-il dans un état d'esprit ou une condition physique particuliers
(fatigue, stress, excès de décontraction, etc.) ?
Montée à pied depuis l’atterrissage par temps chaud (caniculaire). Période de repos
prolongée après l’ascension, avec hydratation et alimentation. Pas de stress, mais excès de
décontraction possible (satisfaction d’être en vol après l’effort).
Le pilote s'était-il fixé un objectif particulier pour ce vol (distance, durée, exercices
etc.) ?
Aucun objectif précis. Vol local pour profiter de conditions tardives.
Le pilote a-t-il pensé qu'il pouvait utiliser son secours ?
Non, incident trop bref.
Description de l'incident
Description chronologique des faits :
Début de cycle thermique face voile, levé de voile correct, séquence normale (retournement,
contrôle, décision décollage). Décollage dans l’axe.
En quittant le sol, je m’aperçois que mes sangles de cuisses ne sont pas assez serrées
(problème récurrent de glissement des sangles), rendant difficile le passage en position
assise.
Je veux m’asseoir rapidement car je pense que le thermique est proche du relief.
Sans attendre je prends mes commandes à une main dans la main droite et je m’aide de la
main gauche pour m’installer dans la sellette.
En poussant sur ma main gauche, je tire involontairement la main droite vers le bas à droite.
La voile part en virage à gauche. Conscient de l’erreur, je replace la main droite dans l’axe
mais le virage est déjà engagé vers la cime des arbres bordant le décollage.
Je vois que je vais dans les cimes sur la gauche du décollage. Je tente de contrer en tirant
la commande droite : l'aile commence à réagir, mais trop tard. Avec la perte d'altitude induite
par les manœuvres, je m'accroche à faible vitesse dans la cime des sapins, à une vingtaine
de mètres de haut. La séquence a duré trois à quatre secondes.
Je me mets en sécurité avec le kit d’arbrissage puis je descends l'arbre en déplaçant ma
longe de branche en branche et retrouve le sol en une vingtaine de minutes.
Analyse & synthèse du déclarant : à priori, quelles sont les causes de l’incident?
Causes immédiates :
Cuissardes mal réglées et absence de contrôle pré-vol de leur serrage.
Précipitation à vouloir s'asseoir avant d'avoir sécurisé une trajectoire de fuite et une distance
de sécurité par rapport au relief.
Contrôle insuffisant de la voile à une main.
Facteurs contributifs :
Fatigue résiduelle de la marche d'approche sous la chaleur, mal anticipée malgré la pause.
Excès de décontraction et baisse de vigilance : le bon déroulement de la phase de gonflage
a amplifié ce relâchement.
Schéma mental erroné : avoir mentalement clôturé la phase de décollage dès que les pieds
ont quitté le sol, plutôt qu'une fois le dégagement du relief acquis.
Quels conseils puis-je partager à la communauté pour éviter de reproduire cette
situation dans le futur ?
Je confirme que l’accident/l’incident est un enchaînement d’erreurs.
La période post-brevet de pilote (avec une reprise de saison timide) amène un faux
sentiment de facilité propice au relâchement de l'attention et à la dégradation des
fondamentaux.
Rappeler la règle d'or : voler d'abord, s'asseoir ensuite, uniquement après s'être éloigné
durablement du relief et attention à la déformation des schémas mentaux construits pendant
les apprentissages.
Lorsque je vérifie mes cuissardes à l’installation dans la sellette je contrôle: verrouillage, test
de traction et vérification de la longueur de sangle .
Je me pose la question d’une check-list écrite comme en aviation.
Cet événement confirme également l’utilité d’avoir un kit d’arbrissage facilement accessible (sur ma sellette il est déjà accroché à un mousqueton et positionné sous la planchette)


